Archives: Mamadou Koulibaly / LIDER

Plumes d’Or

Plumes d’Or aux 10 essais politiques (sur les 350 publiés sur notre plateforme) qui nous ont le plus séduits en 2011. Nous les commentons ici, par ordre chronologique, en excluant les nôtres afin que, pour une fois, charité bien ordonnée commence par autrui.

La folie d’une guerre sans gloire : à Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan BédiéWayourou Zadi-Pauyo (25 février 2011)

Législatives : tous perdants

Aux souvenirs d’une amie française qui, pendant les présidentielles de 2010, nous interpellait sur la question démocratique ivoirienne, nous admettons, bien malheureusement, que la démocratie est encore à son stade infantile en Côte d’Ivoire.

Oui, nous nous souvenons de 1990, du vent de l’Est, des conférences nationales et de la naissance officielle du multipartisme. C’était les premiers biberons. Mais depuis, la croissance démocratique ivoirienne s’est drastiquement estompée, en hoquetant lourdement, à chaque instant de son véritable test : les élections.

Et si Gbagbo avait écouté Koulibaly ?

La dévaluation du franc CFA aurait-elle été d’actualité en novembre 2011, dix-sept ans après celle de 1994, si une réflexion sérieuse sur le franc CFA avait été apportée sous Laurent Gbagbo ? Cette question serait-elle l’objet de vives polémiques, aujourd’hui, si un nucleus, constitué de spécialistes locaux, avait été mis en place par le régime Gbagbo, non pas hâtivement, pendant la crise postélectorale, avec un ou deux prêcheurs de “nouvelle monnaie” sur les plateaux de la RTI, mais depuis 2000, puisque tel était écrit noir sur blanc dans le projet de société de la Refondation ?

Le sens des responsabilités

Qu’est devenu le sens des responsabilités en Côte d’Ivoire ?

On savait ce pays comme envouté par un esprit de haine, de jalousie et de violence. On savait que certains des mouvements politiques ivoiriens en avaient fait un fonds de commerce depuis leur création. On savait même que ces pratiques avaient accouché d’une guerre meurtrière de trois mille personnes au bas mot. Mais on savait moins que certains des citoyens les plus respectés de ce pays allaient finalement ôter leurs tailleurs et costumes et pénétrer dans l’arène des gladiateurs démocratiques, armés d’épées verbales aux tranchants potentiellement néfastes.

FPI : le refus de l’opposition

Le sociologue Alfred Sauvy écrivait en 1978 dans La tragédie du pouvoir que « la démocratie ne consiste pas à s’unir mais à savoir se diviser ».

Ce principe démocratique explique le nécessaire antagonisme entre pouvoir et opposition politique; il attribue à l’opposition une place bien distincte de celle tellement méprisée sous nos tropiques, qu’elle est devenue le souffre-douleur de ceux qui tiennent le pouvoir le temps d’un quinquennat.