Législatives : tous perdants

Aux souvenirs d’une amie française qui, pendant les présidentielles de 2010, nous interpellait sur la question démocratique ivoirienne, nous admettons, bien malheureusement, que la démocratie est encore à son stade infantile en Côte d’Ivoire.

Oui, nous nous souvenons de 1990, du vent de l’Est, des conférences nationales et de la naissance officielle du multipartisme. C’était les premiers biberons. Mais depuis, la croissance démocratique ivoirienne s’est drastiquement estompée, en hoquetant lourdement, à chaque instant de son véritable test : les élections.

En fait, depuis que le terme “élection” est entré dan le jargon politique national, il ne s’est pas passé une seule traitre élection digne de ce nom en Côte d’Ivoire. Ni sous le parti unique, où le vainqueur était connu d’avance ; ni au tournant du millénaire, quand le vainqueur devait réclamer son dû “dans la rue” ; ni aujourd’hui, où la “victoire” dépend essentiellement de la position de France 24 sur la question.

Les récentes législatives ivoiriennes s’inscrivent dans la continuité de cette disette démocratique. Pendant que de gauche à droite, les opinions vacillent entre l’hystérie émotionnelle qui se réjouie de ce qui constitue une preuve supplémentaire de non-démocratie nationale (comme s’il y avait ici matière à jubiler) et les sourires carnivores des “grands vainqueurs” qui sablent, encore une fois, leur champagne dans l’effusion de sang, nos soupçons initiaux se sont vus confirmer : organisées dans un tel marasme politico-social, ces élections ne pouvaient que devenir ce qu’elles ont été, à savoir, un énorme fiasco.

Non, nous ne justifions pas cette position par le fait unique du cas Gbagbo : nous croyons que la nation transcende les individus, peu importe leur statut et leur vécu. Cependant, nous anticipions que le processus était d’ores et déjà vicié, pour une seule raison : il a été organisé par les mêmes incompétents qui ont vicié le processus précédent, celui qui a occasionné la mort d’au moins trois mille Ivoiriens il y a seulement neuf mois, celui qui a initié la Côte d’Ivoire au gangstérisme d’Etat institutionnalisé et certifié par la “communauté internationale”, celui qui a permis à la France d’assouvir un de ses plus vieux fantasmes de néo-colon : bombarder Abidjan.

Aussi, violences, intimidations, menaces et tricheries étaient aussi prévisibles que les dix années d’emprisonnement que Jacques Chirac n’a pas récoltés, lui, le veinard qui ne fera même pas les deux ans de taule qui lui sont promis, probablement parce que son anosognosie débouchera sur une autre “mystérieuse” condition médicale, qui requerra qu’il soit traité d’urgence à la maison…

Mais, retour aux législatives ivoiriennes : quelles leçons ?

Eh bien, les lois de physique mécanique, qui s’appliquent également aux hommes et à leurs organisations, peuvent peut-être éclairer l’opinion. A défaut, elles sont toujours utiles à rappeler. Les physiciens parlent de mouvement dynamique et de mouvement cinétique. Le mouvement dynamique est celui que nous actionnons volontairement. Le mouvement cinétique est engendré par une interaction ou une collision indépendante. Dans les deux cas, le processus est générateur d’énergie et de vie : il s’oppose à la statique, à l’inertie, au stationnement. Rapportés à l’arène politique, ces lois expliquent, simplement, que la démocratie infantile ivoirienne ne deviendra démocratie adulte qu’avec l’apport dynamique (c’est-à-dire la participation active et non l’isolation) du plus grand nombre.

Qui donc pour s’y atteler ?

Au RDR, personne, jusqu’ici, ne s’est jamais intéressé à nourrir la démocratie. La seule méthode connue est de l’étoffe du machiavélisme : tout faire, par la violence et la manipulation, pour aboutir à ses fins. C’est ainsi que, par son action volontaire de destruction plutôt que de construction du peu de démocratie existant, le RDR d’Ouattara n’a gagné qu’une Assemblée fantoche qui ne fait que confirmer ce que nous savions déjà : ce parti est fièrement moribond.

Au PDCI, les pensées sont ailleurs. Historiquement impliqué dans “l’ambition démocratique”, le parti d’Houphouët-Boigny a toujours joué le mauvais rôle, soit par l’imposition (faut-il le rappeler, anticonstitutionnelle) du parti unique ; soit par les choix électoralistes à courte vue qui, sans grande surprise, ont tous débouché sur sa perte grandissante en crédibilité.

Aussi, le parti se ronge les ongles. Trahi par son allié politique qu’il accuse aujourd’hui de fraudes électorales, méprisé par son électorat traditionnel qui n’est pas plus sorti pour lui que pour autrui, trahi même par son président, Konan Bédié, qui s’est muré dans un silence inexplicable (sans soutenir même les contestations publiques de ses plus proches lieutenants), le PDCI se retrouve soudainement bien seul. Et pendant ce temps, ses quelques élus, heureux de s’être assuré une pitance mensuelle, sont tout jaune sourire : le parti, pendant ce temps, se plait à mourir.

Le FPI, pour sa part, se félicite de ce qu’il voit : un taux de participation bien en-deçà des 36% officiels (plus proche de 20%, selon des sources du terrain). Et donc, un fiasco comme il le réclamait.  Ayoka ! Mais questions : cette approche est-elle dynamique en soit ? Cette méthode contraint-elle le statu quo, induisant une transformation de fond, qui promeut l’Etat de droit ?

En comparaison, Gervais Coulibaly, ancien porte-parole de Laurent Gbagbo (dont le parti était, il y a peu, un membre officieux du CNRD), expliquait récemment la logique de son mouvement : refuser de prendre part aux législatives pour manifester son désaccord d’avec le transfèrement de Gbagbo à la CPI. Mais reconnaitre, dans le même temps, que toute attitude statique ne permettra pas de changer quoi que ce soit.

Voilà qui reste fondamental. Car, le FPI, exprimant sa “satisfaction” momentanée (en croyant, bien curieusement, que c’est son seul mot d’ordre qui a convaincu 80% de l’électorat ivoirien de ne pas se sentir concerné par ces législatives), se réjouie, en réalité, du statu quo. Ses militants expliquent que cela démontre la popularité quasi intacte de Gbagbo, mais qui d’autre que les funambules politiques en doutait ? Ils expliquent aussi que cela prouve les défaillances du scrutin présidentiel de 2010, mais qui sait lire, compter et penser objectivement le contestait ?

Ce que le FPI omet, cependant, c’est que sa “victoire” reste statique : aucune dynamique n’est née, rien n’a été impulsé, rien n’a changé, rien n’a bougé. Or, qui bénéficie de cette inertie ? Les dozos d’en face. Ceux qui n’en ont cure de la volonté du FPI (affichée depuis le 11 avril) de ne pas “légitimer” l’autoritarisme du pouvoir en place, sachant que, par définition, l’autoritarisme n’attend de “légitimation” que de ses mandants. Et c’est ce qui est : le pouvoir Ouattara tire toute sa “légitimité” dans la certification des “observateurs internationaux” acquis à sa cause et dans la manipulation médiatique internationale, qui salue sa “majorité absolue” au Parlement, en noyant le contexte à la fois risible et nauséabond dans lequel cette “majorité” s’est obtenue. L’opinion du FPI ? Il la méprise entièrement.

Chez LIDER, enfin, l’heure est au doute. Mamadou Koulibaly, dans une récente analyse, essaie d’engager la nation à tirer les leçons appropriées du scrutin et propose le régime parlementaire comme solution. Mais combien, à ce jour, paient attention à ses propos ?

Certaines personnes, emmurées dans des considérations individualistes et simplistes, tiennent absolument à voir dans sa critique une tentative de justification de la défaite de son propre parti. Il faut surtout comprendre ce que Koulibaly lui-même admet : « ces élections sont un désaveu pour toute la classe politique », LIDER inclus.

On peut se demander, alors, si son parti n’aurait pas dû rester à l’écart de ce processus. LIDER explique son choix par le fait que rien ne sert de critiquer une situation donnée, même de la condamner avec la dernière énergie, sans rien faire pour y remédier. Il adhère donc au principe dynamique, qui refuse une inertie périlleuse, mais qui s’implique dans un corps et tente de l’impacter du “dedans”, par soucis de changement. Il fait donc ce qu’il peut. Mais que c’est laborieux !

Le fait est que l’exercice est largement supérieur au degré de maturité politique de la grande majorité des Ivoiriens. En Côte d’Ivoire, on le sait, le moutonnisme est ce que les uns et les autres appellent militantisme. Dans un tel contexte, tout ce que LIDER gagne en bonnes intentions et en expérience pratique, sur le terrain, il le perd en crédibilité. Justement, parce que la grande majorité de ceux qui choisissent un bulletin de vote, ignorent royalement les lois de la dynamique. Bien qu’elles régissent les actions de tous, elles semblent tellement complexes qu’elles sont soit écartées, soit ignorées, soit ridiculisées. Un peu comme LIDER l’est, depuis sa création, pour dire toute la vérité.

Cela dit, voici l’intrigue Koulibaly : son parti pose des actions dynamiques susceptibles, peu à peu, d’impacter la croissance démocratique ivoirienne, soit. Mais et ensuite ? Comment l’homme qui, de son propre aveu, déplore tous les faits de politique politicienne de second rang, envisage-t-il de faire prospérer ses idées, dans un contexte majoritairement amoureux du statu quo autodestructif ? Peut-être mise-t-il sur le temps, en espérant un hypothétique changement des mentalités ? Bon courage, car il va en falloir et fortement dosé ! Peut-être s’inspire-t-il d’un Barack Obama, homme d’Etat supposé être “clean”, qui a réussi à accéder à la magistrature suprême ? Seulement, Obama n’a d’effectivement “clean” que sa communication : ses actions concrètes, depuis son élection, ont révélé un vice sinon supérieur, au moins équivalent à celui de son prédécesseur. Que va donc faire Koulibaly et surtout que va devenir son parti ? Le rendez-vous est pris.

Pour l’heure, ces législatives ont remis chaque camp politique ivoirien devant sa dure réalité : tous y ont exposé, soit leurs limites de fonctionnement, soit leur manque de vision. Qui donc pour border cette démocratie ivoirienne, en lui passant un nouveau biberon ? Il le faudra bien car, à ce jour, tous sont perdants.

Mamadou Koulibaly (LIDER), Alassane Ouattara (RDR), Laurent Gbagbo (FPI), Henri Konan Bédié (PDCI)

December 19, 2011

  • http://www.facebook.com/people/Lopez-Goly/523706778 Lopez Goly

    ”Tous sont perdants” sauf le peuple qui, une fois encore démontre que ni la communauté internationale, ni les héritiers de Houphouet Boigny ne détiennent les cartes. cependant, il faut continuer à éduquer ce peuple, malheureusement à 75% anaphabète ,sur sa valeur intrinsèque et sur la  necessité de la démocratie, afin que les politiques puissent aller dans le sens voulu par lui et non par France 24 et consorts. A ce propos, voici mon edito de ce lundi 12 décembre 2011, un jour après les elections.Lopez Goly
    Un
    échec est un succès si on en retient quelque chose. Courage à LIDER,
    bonne douche froide à la démocratie, pas se réjouir au FPI parce qu’une
    assemblée, même mono, restera pour cinq ans, bonne initiative pour les
    indépendants. on espère que chacun tirera les leçons du passé pour
    qu’on avance. Rappel du passé: le FPI et le RDR ont boycotté les
    élections en 1995, faible taux de participation et co…up
    d’État en 1999, le RDR et le PDCI exclus de l’élection présidentielle
    de 2000, faible taux de participation et rébellion en 2002. Boycotte
    des législatives du FPI en 2011, très faible taux de participation. on
    espère vivement que l’opposition et les dirigeants trouveront un cadre
    de discutions républicaines pour que le pays sorte définitivement de
    ces crises à répétition. Conclusion: RDR, FPI, PDCI et AUTRES doivent
    comprendre par ces différents revers que le maître ici c’est le peuple
    et non eux. Quand le peuple n’était pas content, il l’a toujours
    exprimé, mais difficile à décerner par nos politiques. Ce qu’il faut
    retenir c’est qu’aucun parti ne peut gouverner seul ce pays, vous avez
    fait toutes les alliances possibles (FPI/RDR, RDR/PDCI, PIT/PDCI etc..)
    et nothing, alors les partis politiques doivent reconnaitre, surtout
    les héritiers de 1993 à 2011, que le peuple est le seul et unique
    distributeur des cartes. peace and love in my country.Afficher la suite
    J’aimeJe n’aime plus · · Partager · 12 décembre, 10:18, à proximité de Abidjan

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    • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

      Lopez Goly, merci pour votre commentaire sur les élections. Vous devriez le partager dans les groupes Facebook du FPI. Pas sur qu’ils apprécient parce que vous leur faites des suggestions (ils n’aiment pas trop), mais on ne sait jamais, :-)… 
      Concernant la “victoire” du peuple, on peut le dire effectivement. Mais j’ai mes réserves, car je ne crois pas que le peuple ait agit spontanément, dans le but de faire passer un message volontairement. Je crois que ce taux de participation signifie surtout que les Ivoiriens en ont plus que marre de “la politique” ivoirienne et de ses acteurs. C’est un message, c’est clair, mais je doute qu’il ait été spontané et que donc le peuple soit véritablement “vainqueur”. Mais si quelqu’un l’est, au temps T, c’est lui. Que va-t-il en faire dorénavant ? Va-t-il en profiter pour réclamer des acteurs une changement radical de comportement ? Va-t-il lui-même murir et prendre conscience de son rôle dans la société civile ? Là sont les questions…

  • Lecadou7

    Encore une fois d’Almeida nous on cherche à savoir de quel camp vous êtes et qu’est-ce que vous faites à part écrire beau pour juste faire jouir notre intellect?  Mais après qu’est-ce que vous proposez? rien! les gens se battent au moins en attendant le retour glorieux du messie Sauveur qui rétablit toute chose selon la Vérité et la Justice. Et, cela est un mérite il n’ont pas peur de se tromper donc ils agissent vous qui savez critiquer et dont on attendant les choix et l’action que faites-vous. Où vous vous situez en tant que nègre que nous sommes dans ce combat contre l’ordre établit à la Conférence de Berlin.

    • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

      M. Lecadou7, “ON”, c’est mis pour qui, ici ? Je suis du camp des nègres sans carte de parti. Convenable ? Non ? Dommage… Sur la jouissance, hey, je n’y peux rien… Sur les propositions, je ne peux pas vous obliger à mieux lire. Sur le retour du Messie, je n’ai rien à dire, mais quel est le lien avec les législatives ? Je me pose toujours la question… Ah, serait-ce que le Messie, à son retour, rétablira Laurent Gbagbo dans sa Justice ?  C’est cela ? Vous n’êtes pas sérieux, n’est-ce pas ? Il faudrait peut-être mieux lire la Bible, mieux lire mes éditos, apprendre à mieux lire tout simplement. Après quoi, revenez et nous discuterons…

  • Anonymous

    Mr Fabien je suis reste sur ma faim tout en lisant votre article. Vous n’elaborez pas suffisamment en quoi la participation de coulibaly a cette pseudo legislative a fait avancer la democratie en CI car je trouve simpliste votre argument qui consiste a dire que c’est plutot l’electorat qui est borne et ne comprends pas coulibaly. Quand a sa reaction de desaveu de la classe politique de la part du peuple, je trouve tres regretable que coulibaly ne soit pas en mesure d’anticiper la reaction du peuple qu’il pretend diriger un jour car un bon politicien doit etre visionaire. En quoi la particition de coulibaly aux legislatives consite-t-elle a une dynamique? Si je passe de la mecanique Newtoniene a la mecanique quantique, je dirai que ce que vous croyez etre une dynamique peut etre interprete comme une inertie selon le principe de la dualite.
     Je finirai par comparer la societe ivoirienne a un systeme thermodynamique dont le degre de desordre est exprime par une function nommee entropie. Le fait que le parlement bidon de watara ne soit pas cautione par plus de 80% de la population veut dire qu la CI tend vers une entropie maximale. Plus l’entropie du systeme augmente plus le systeme est desordonne et la reaction finale c’est l’explosion. Alors l’accroissement de l’entropie n’est-t-il pas encouragent?
     
     
     

    • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

      Kpide, désolé pour la faim… 
      Je ne commenterai pas vos aspect de “physique Newtonnienne” (pour reprendre votre terme) et de “physique quantique”, car c’est un autre débat fort inutile ici. Donc, revenons au sujet de fond, si vous le voulez bien. 
      Ce que je dis c’est ceci :
      1) En mille mots comme en un, il y a dynamique et statique, il y a mouvement et stationnement. Koulibaly et son parti sont dans le mouvement (qu’il soit mécanique ou quantique), aussi mineur soit-il. Son mouvement est visible dans sa par-ti-ci-pa-tion au jeu électoral (point précis que je ne partage pas, mais je ne fais que dire ce que je vois, pas ce que je souhaiterais voir). Ce seul acte FAIT avancer la démocratie, centimètre par centimètre. Tous les partis politiques qui ne s’inscrivent pas dans un mouvement dynamique, mais qui demeurent statiques, TUENT la démocratie, car ne la nourrissent pas. De mon point de vue, le FPI particulièrement tuent la démocratie, en ce moment, car il est stationnaire depuis maintenant 9 mois. Voilà ce que je dis d’une part.
      2) D’autre part, relativement à LIDER, je m’interroge sur la faisabilité de sa méthode dans le contexte ivoirien. Je suis tout aussi désolé que vous que Koulibaly n’ait pas anticipé la réaction du peuple et je le dis dans mon papier. Mon opinion est que le langage, la démarche et les idées de ce parti sont peu accessibles aux masses populaires et ce d’autant plus que Koulibaly lui-même, de son propre aveu (cf. Frat-Mat, en septembre dernier) est peu social. Il est un homme d’idées. Le peuple ivoirien, à ce stade, veut des hommes de paroles fortes fut-elles vides. C’est extrêmement dommage mais c’est ce qui est et ce, depuis 50 ans. Je ne sais donc pas si LIDER fonctionnera dans ce contexte. Voilà mon opinion.
      3) Enfin, oui, “l’entropie” peut être vu comme étant “encourageante” si l’on décide ne ne penser qu’au temps T. Et demain ? Encore une fois, pour que demain soit, il faut de l’action, pas de l’inaction. Un pays, une démocratie, une vie se CONSTRUIT dans l’action, pas dans l’inaction, pas dans le stationnement, pas dans l’entropie. Ouattara, avec ses 20% de participation, dirigera malgré tout l’Assemblée Nationale. Vous pensez et je pense que c’est minable, mais Ouatta ne s’en fiche pas mal car la France pense que c’est bon comme cela. Vous comprenez ? Voilà pourquoi l’inaction est à terme, autodestructive. Vous savez autant que moi : on contraint un poids avec un contre-poids, pas avec… rien du tout. C’est ce que je crois.

  • http://www.facebook.com/dsory Daniel Sory

    il ne sert à rien de multiplier les partis, ils ne sont pas le peuples. Ces partis ne sont pas représentatifs. l’évolution nous amène à une démocratie participative où le peuple doit être associé à toutes les grandes décisions concernant l’avenir de la nation. Toutefois, dans le cas des législatives il faut laisser le jeu de la proportionnelle jouer pour que l’assemblée corresponde à la volonté de ce peuple, or la RCI a suivi le modèle français dans lequel 10 000 000 d’électeurs ne sont pas représentés à l’assemblée nationale par le jeu des découpages de circonscriptions.

    • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

      Au moins on sait d’où Ouattara s’est inspiré pour re-découper la carte électorale, à sa façon, lol… cela dit, je ne suis pas pour ou contre la multiplicité des partis. Je crois aussi et surtout que la société civile est la voie principale du changement. JDN en parlait il y a quelques mois dans “La responsabilité apolitique de l’Ivoirien” (http://bit.ly/rCNThL). Voilà le chemin. Mais la plupart n’y paient pas attention et préfèrent le militantisme à outrance, dénué de vision et d’actions constructives…