CPI : l’occasion d’humilité

Laurent Gbagbo a donc été transféré à la CPI en dépit des promesses de “frémissements” des responsables LMP, en dépit des “revendications” de ses avocats et conseillers et en dépit de la colère de ses affidés. Comme au 11 avril dernier, il a été saisi manu militari et convoyé là où la “communauté internationale” souhaitait le voir depuis une décennie.

Que dire qui n’a déjà été dit ?

Les réactions des uns et des autres ont toutes été lues… ou presque. Impossible de circonscrire la déferlante émoussée ou enchantée, qui aura d’ailleurs confirmé ce que l’on savait déjà de la scène politique ivoirienne : à gauche, quelques militants rêveurs espèrent toujours se réveiller au petit matin du 11 avril 2011 pour changer le cours de l’Histoire ; à droite, quelques militants dozos continuent d’applaudir les combines les plus iniques de leur “fétiche”, bêtement, comme ils le font depuis le 19 septembre 2002.

Tous, mais surtout les premiers, ont besoin d’une bonne douche froide, d’une tasse de thé chaude et d’une volonté sincère de dépasser leur ego, afin de tirer les leçons de ce transfert à la CPI. Oui, l’acte était déplaisant… mais était-il imprévu ? Le choc n’a-t-il pas été plus violent chez ceux qui fondent leur espoir dans l’attentisme de leur mouvement et qui croient toujours que quelqu’un, quelque part, leur doit quoi que ce soit ? Ces personnes ne sont-elles pas celles qui refusaient de prendre au sérieux une occurrence pourtant préparée en amont depuis fort longtemps ?

Désolé, mais il s’agit ici de politique politicienne, médiocre et méchante, pas de physique quantique ou d’idéalisme ecclésiastique. Accuser la “justice des vainqueurs” (tout en espérant secrètement d’elle), comme si, une seule fois dans l’histoire géopolitique mondiale, cette “justice” a été d’une autre nature, est une position émotionnelle d’une naïveté remarquable. Si, par exemple, les responsables Nazis ont été jugés et condamnés, c’est simplement parce qu’ils ont perdu la seconde guerre mondiale ; pas parce qu’ils étaient les seuls coupables d’atrocités. Aussi, maudire à qui mieux mieux Ocampo, Sarkozy et toute la cohorte impérialiste apporte quoi de substantiel au combat ? Nothing !

Cependant, quand bien même on lui conseille de repenser ses actions, en tenant compte de sa nouvelle position, le camp LMP répond qu’il est “en prison avec Gbagbo”. Quand on lui demande de soupeser la valeur réelle de ses déclarations publiques, il s’offusque à tout bout de champ. Quand on lui suggère de prendre le recul nécessaire, afin de mieux orienter son engagement, il continue de dire non, tout bonnement. Résultat : au lieu de “frémir”, il tressaille de peur, plus impuissant que jamais. Mais, curieusement, il conserve sa même arrogance et son même frontisme, en promettant “une réponse appropriée”.

Simple baliverne. D’ailleurs, à quoi servirait-elle ? Si preuve il fallait encore, l’épisode CPI vient de confirmer qu’Alassane Ouattara ne se sent nullement concerné par les soubresauts médiatiques qu’engendrent ses décisions. Fidèle au type de gouvernance auquel il adhère, par mimétisme servile, depuis son passage à la Primature de 1990 à 1993, sa néo-dictature s’exerce sans émotion aucune, avec l’assurance d’être – ou de se croire – intouchable, car suivant méticuleusement les “instructions” de ses mandants.

Ceux donc, parmi les pro-Gbagbo, qui étouffent l’esprit critique – distinct du discours populiste officiel de leur directoire – et abondent en anathèmes puérils, vindicatifs mais surtout indicatifs d’un militantisme moutonnier, en déphasage absolu avec la dure réalité, sont-ils conscients qu’ils n’émettent dans l’éther qu’une bouffée de colère futile ? Ils gagneraient, plutôt, à apprendre, rapido presto, les leçons qui s’imposent à eux, au mépris de leur volonté.

Ces leçons sont ceinturées d’humilité. Pas celle, rocambolesque, “suggérée” par le Premier Sinistre Soro, mais cette qualité apparemment pécheresse en politique, qui pourtant n’est pas l’arme des faibles, mais l’apanage des leaders responsables et conscients de la contrainte. Les circonstances actuelles obligent le camp Gbagbo à revoir entièrement sa copie, à grandir en maturité politique et à poser des actes conformes à cette maturité. Quels sont-ils ?

Ces actes passent nécessairement par l’acceptation définitive du fait que Laurent Gbagbo n’est Président de la République de Côte d’Ivoire que dans les iconographies qui illustrent les profils Facebook de ses plus avides partisans. Passé le risible virtuel, Laurent Gbagbo est, au temps T, un ancien chef d’Etat négro-africain, prisonnier de la “communauté internationale”, installé depuis peu dans les geôles de la CPI, où aucun pseudo-patriote ulcéré n’est capable d’aller l’y déloger. Et comme le rappelait récemment David Gakunzi, « Toussaint Louverture, Béhanzin, Samory Touré [ont été] tous diabolisés, tous kidnappés, tous déportés. Leur crime ? Avoir tenu tête à la domination française. Les années et les siècles passent et les méthodes de la France demeurent les mêmes ». Leur sort ? On le connait…

Gbagbo est donc très mal barré. Il se trouve entre les mains d’une (in)justice internationale qu’il est difficile – mais pas impossible – de vaincre, puisqu’elle a été créée, justement, pour juger des personnes criminalisées, culpabilisées et médiatisées comme étant telles (c’est-à-dire criminelles et coupables, avec très peu de chances de renverser la vapeur ; et ce n’est pas Jacques Vergès et sa pléthore de “condamnés” qui diront le contraire). C’est le principe même du non-droit international qui, soit dit en passant, rend peu probable un mini-Nuremberg contre la rébellion ivoirienne et ses financiers, malgré les preuves qui abondent à son sujet. Odile Tobner, rappelait le mois dernier, à qui l’a déjà oublié, qu’Idriss Déby, Denis Sassou Nguesso, Paul Biya et consorts, tous suspectés de crimes contre leurs propres peuples, ne seront probablement jamais interrogés par la “justice” internationale, car protégés directement par la France. Par contre, sans parapluie diplomatique et nonobstant la fébrilité des accusations portées contre lui, les incongruités du système judiciaire international mettent Laurent Gbagbo dans une position plus que délicate. Et l’admettre n’est pas faire preuve de pusillanimité et de pessimisme mais d’objectivité et de réalisme.

C’est conscient de ce périmètre somme toute restreint que le camp LMP devrait plutôt se réengager sur le front politique national, armé d’une nouvelle orientation qui cesse de clamer et de réclamer, à tue-tête, mille et une choses mêmes légitimes, auxquelles les tenants actuels du pouvoir n’apportent aucune considération. Ironiquement, la CPI lui offre l’occasion d’humilité qu’il ne désire peut-être pas, mais qui saurait lui économiser une ou deux frustrations, à l’avenir. L’accepter serait la garantie de nouvelles opportunités. L’ignorer lui promet d’inévitables céphalées.

Laurent Gbagbo

December 5, 2011

  • RHDP RHDP TOUJOURS

    Franchement et en toute sincérité très belle article ,cohérence de propos,les mots utilisés sont justes,excellent niveau ,la forme,la suite des idées rien à redire!!le contenu :nous sommes d’accord sur deux points ,la lucidité et le retour sur terre des frères et soeurs du fpi,la réorientation de leur combat politique,car la Cote d’Ivoire a besoin d’opposition et de contre pourvoir,mais d’une opposition qui propose surtout ,d’accord également sur le faux procès concernant la justice des vainqueurs”..Concernant le reste nous restons assez sceptique et ce sont des positions sur lesquelles nous ne tomberont jamais d’accord,car Gbagbo n’est pas à la CPI juste parceque la communauté internationale ne l’aime pas,il y est  , parce que trop d’Ivoiriens sont morts”
    Et enfin si vous exhortez les pro-gbagbo à se mettre dans la tête que gbagbo n’est plus président,il faudra commencer vous même et tous les partisans  FPI  à respecter celui que vous appellerai désormais président et cela commencera par le retrait de votre vocabulaire,de certains mots”comme mandant”,”néo colonialiste”etc….
    Bien à vous et encore une fois merci pour cet article!!!

    • http://twitter.com/FabienDAlmeida Fabien D’Almeida

      Merci pour l’appréciation mais je crois que nous resterons toujours divergents sur votre point final. Alassane Ouattara, tout président de la Côte d’Ivoire qu’il est aujourd’hui, n’en est pas moins un valet du système néocolonialiste occidental dont N’krumah depuis l’après-indépendance. Ouattara a donc des mendants et il les aime bien. C’est ce qui est. On ne ve pas quand même pas oter un vocabulaire si factuel qui décrit clairement la situation, non? Lol… Merci à vous.

  • myel

    Il eût été plus objectif de mentionner clairement votre étonnement de ne pas voir d’autres hauts responsables du camp adverse à la CPI. Par souci d’objectivité, même si “le monde a eu l’habitude de voir des responsables de crimes contre l’humanité impunis” comme du temps des guerres mondiales.
    Ce que nous retenons à la lecture de votre opinion, est que vous êtes courroucé(e)s de ne pas voir le  FPI (du fait de son refus de participer aux élections législatives) légitimer le coup d’état international. Ils ont la force, ils ont l’argent, ils ont les armes, ils ont les méRdias, ils ont la haine, ils ont l'(in)justice, pourquoi vouloir s’accommoder de le “présence de pro-Gbagbo” sur la scène politique locale ? Tout leur appartient, même l’âme des tués (dans les 2 camps, qu’ils soient enfants ou vieillards…), qu’ils en usent. Nous comprenons votre courroux, et on dirait que vous comptiez aussi sur la présence des FPI aux législatives pour donner un semblant de crédibilité à la politique et fausse-démocratie Eburnienne. La CPI est un instrument qui gardera Gbagbo parce que c’est un homme qui compte, MALGRE TOUT. Des Gbagbo il y en a des milliers, tout comme des ouattara d’ailleurs, raison pour laquelle la Côte d’Ivoire n’aura jamais la paix, ni les français qui y vivent malheureusement, et tout ceci pourquoi ? POUR AVOIR REFUSE DE LE RECOMPTAGE DES VOIX admis dans d’autres contrées pourtant. Que les rhdp et pdci s’embrassent pour la vie, la Côte d’Ivoire leur appartient à eux et à leurs maîtres. Qu’ils travaillent surtout bien et se gardent de communiquer le montant de la dette ivoirienne aux Ivoiriens.

    • http://twitter.com/FabienDAlmeida Fabien D’Almeida

      Deux choses :
      1) C’est justement parce que je ne suis point étonné de ne pas voir Ouattara et Soro à la CPI que je ne fais mention d’aucun “étonnement” à cet égard. Vous parlez de “soucis d’objectivité” mais le “soucis d’objectivité” ne s’inscrit nullement dans la vision idéaliste qui répète mécaniquement “Ouattara devrait être aux côtés de Gbagbo à la CPI”, sans tenir de la faisabilité pratique de ce souhait. Quelle est-elle? Quand l’organisation même du système juridique international est ce qu’elle est, sur quelle base peut-on affirmer que c’est faire preuve “d’objectivité” que de “rêver” à quelque chose qui n’a aucune chance de se réaliser? Il n’y a aucune chance qu’Ouattara rejoigne Gbagbo à la CPI, au temps T. Si les critiques favoris du FPI ne le disent jamais, par politesse ou par hypocrisie, nous, nous le disons clairement. D’une certaine façon, on pourrait même dire qu’Ouattara EST la CPI. Puisqu’il est un valet direct du système qui
      a mis en place la CPI. Il fait donc partie de la famille CPI. Or la CPI n’a jamais été médiane dans son fonctionnement. Elle ne veut même pas l’être. Au mieux, il faut peut-être espérer qu’Ouattara perdre le soutien de ses mandants un beau jour (ce qui, de mon point de vue, arrivera tôt ou tard) et qu’il soit jugé en conséquence. Mais là n’était pas l’objet de mon analyse du jour…
      2) Secundo : nulle part dans ce texte figure le terme “Législatives”. Vous déduisez on ne sait trop comment quelque chose que je n’ai jamais écrit. Si vous étiez familier de mes critiques du LMP, vous sauriez qu’elles s’inscrivent toutes dans la logique de l’aider à mieux s’organiser en exposant, chez lui, toutes les absurdités que 99,9% de ses affidés s’interdisent. Cela dit, puisque vous parlez Législatives, laissez-moi vous en donner mon opinion : je ne crois même pas en la possibilité d’organiser un scrutin crédible en l’état, comment donc croirais-je que le FPI doit y prendre part ? cela dit, quand vous parlez de “valider le coup d’état international”, comprenez-vous au moins que ni Ouattara, ni Sarkozy, n’ont besoin de la validité du FPI pour exercer leur domination néo-dictatoriale ? Quand nous appelons ici le FPI à réviser ses orientations politiques, il s’agit pour lui de se soustraire de l’action judiciaire en cours à la CPI (car il ne peut strictement RIEN y faire), de le laisser aux bons soins des avocats français choisis par Gbagbo et de se concentrer sur l’avenir politique du parti, en tenant compte, de la forte possibilité (j’ai dit possibilité, pas certitude) que Laurent Gbagbo ne revienne pas, dès demain matin, reprendre les rênes du parti, encore moins les rênes du pays. Voilà ce
      que nous disons depuis six mois au FPI. Et que nous répétons aujourd’hui. C’est cela l’occasion d’humilité. Tout simplement.

  • http://www.facebook.com/people/Lopez-Goly/523706778 Lopez Goly

    L’humilité précède la gloire dit on et elle est en quelque sorte une vertu, or les vertus avant de les appliquer, il faut les apprendre, se les faire éduquer où les cultiver. Or notre classe politique ne tire jamais d’enseignements du passé. Le PDCI a perdu le pouvoir par un coup d’État en 1993, il s’est entredéchiré, a trouvé des judas ivoirien en leur sein et finalement, le premier parti politique de cote d’ivoire a été rétrogradé à la trois place selon les résultats du premier tour de la presidentielle. Le PDCI existe pour BEDIE, le RDR pour ALLASSANE et le FPI pour GBAGBO. nos partis sont structurés malheureusement sur un seul et unique pilier comme dans un royaume. Les cadres devraient etre à mesure d’assurer des interims, mais ils suivent comme des moutons et ne peuvent même pas expliquer en une dizaine de minutes l’idiologie de leur parti sans trebucher verbalement. Dans ces conditions, comment le RDR pouvait t-il allé aux legislatives de 2000 sans son mentor? comment le PDCI pouvait revenir au devant de la scène après le coup d’état de 1993, avec son n’zueba national en exil?. Le FPI ayant assisté activement ou passivement aux derives totalitaires de ses deux rivaux, aurait dû anticipé afin d’orienter sa poltique vers la preparation de l’avenir, la formation d’un autre type de militant, d’un successeur probable de gbagbo au cas où. Mais le FPI est resté dans son cadre d’opposant à houphouet même quand il était au pouvoir. Il faut que les partis politique ouvre le debat democratique en leur sein et se dire que, même charismatique, le leader n’est pas immortel, et adopter des plans A,B,C et même D pourquoi pas. Il faut reconnaitre une chose c’est qu’il n’ya pas de successeur à Laurent Gbagbo, peut etre sa femme, même elle aussi est problement en partence pour la (in)justice dite interbationale. Alors Fabien D’Almeida, souffront de voir encore le FPI  dans les jours à venir se lamenter, pleurnicher, menacer et crier à tue tête sur tous les toits, voulant en decoudre avec le monde entier, sans apporter une ”soltion appropriée” à leur survie et surtout à ce qui arrive à la cote d’ivoire qui s’engouffre dangereusement dans l’abîme.

    • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

      Merci Lopez Goly. Nous sommes en phase sur ce sujet.

  • GBAGBO KAFISSA

    L’humilité, un grand mot ! Pour vous l’épisode de la CPI
    devait être saisi par GBAGBO et ses partisans comme la fin de la course.
    Autrement dit, ils devaient se rendre compte qu’il ne sert à rien de
    “bander les muscles” frêles mais plutôt comme un
    chiot, ils doivent mettre la queue entre les jambes et rentrer dans les rangs.
    Les motifs  invitant à faire une telle analyse tiennent du fait que le monde
    est injuste et que l’on ne peut le réinventer. Quel fatalisme! Toute votre
    analyse est tellement rythmée par ce fatalisme qu’on pourrait se poser la
    question de savoir si les cartes sont déjà distribuées en politique, quel est
    l’intérêt de s’aventurer sur ce terrain ? Si oui alors votre contribution
    n’a aucun intérêt parce qu’il n’apporterait rien au débat. Car le monde ne peut
    changer. Et sur ce point, votre référence à la citation de  David Gakunzi achève de nous convaincre sur
    votre mauvaise lecture des choses. Leur sort on le connait……….donc abandonnez
    tout et inclinez vous.

    Acte 1: Leçon d’humilité que vous proposez.
    Que les partisans de
    GBAGBO acceptent le fait que GBAGBO n’est plus président.  
    Cher Fabien, combien de manières existe il
    d’accepter que GBAGBO n’est plus Président. Pouvez nous dire quelle est la
    déclaration officielle des partisans de GBAGBO qui mentionne que GBAGBO est le
    Président de la Côte d’Ivoire ? De façon objective tous les acteurs
    politiques pro GBAGBO appellent OUATTARA M. le Président. Votre leçon
    d’humilité me fait penser à celle d’un militant de LIDER qui invitait à
    reconnaître OUATTARA comme Président. Un pur non sens cher monsieur. Pensez-vous
    que tous ceux qui arborent les photos de SANKARA, LUMUMBA, croient fermement
    que ces messieurs sont toujours président ? De grâce que l’esprit critique
    tant recherché chez les partisans de GBAGBO, soit quelques fois votre partage.
    Faites une différence entre la reconnaissance et  les choix individuels de tous ces déglingués
    pro GBAGBO qui paradent sur facebook. Vous comprendrez bien que ces personnes
    se reconnaissent en GBAGBO bien que comme vous le pensez, ces messieurs mènent
    une guerre au vent.  Nous aurions bien
    voulu suivre votre conseil malheureusement nous ne pouvons pas parce que votre
    humilité traduit en filigrane une abdication donc une falsification de la
    vérité historique. Peut être que le camp GBAGBO commet une erreur de stratégie
    ou d’approche tactique. Mais ce camp ne demande pas l’avis de tous pour agir et
    curieusement les 46% (chiffre falsifiés du golf) moins quelques 0,05% en
    frémissement à LIDER, suivent les décisions arrêtées. Pourquoi une telle convergence
    d’idées ? En fait, tous sont fous, tous étouffent leur esprit critique
    même le non moins célèbre avocat Vergès !

    Le réalisme politique c’est faire un choix
    objectif à un moment précis de l’évolution de la vie politique. Ce choix peut
    ne pas agréer l’ensemble des citoyens mais l’essentiel c’est de le faire dans l’intérêt
    non seulement du parti mais également de celui de la nation. Votre proposition
    d’humilité ressemble à tout sauf à un choix porteur d’espoir. Même si les
    carottes semblent déjà cuites pour le sieur GBAGBO, ses partisans estiment que le
    contexte politique actuel n’invite pas à baisser la tête(voir photo de GBAGBO illustrant le contribution) devant un pouvoir génocidaire. Il est évident que ce pouvoir jouit du parapluie des forces impérialistes. Seulement, la foi individuelle n’est pas tributaire de ces forces impérialistes. Et notre foi, personne ne peut nous l’arracher même la petite leçon d’humilité que vous présentez ne déplacera rien. Voulant vous suivre, je tenterai de dire que le camp GBAGBO change de nom, qu’il fasse profil bas, que GBAGBO à la CPI confesse sa finitude et que ces “avides partisans”remplacent les images de GBAGBO sur Facebook, par celui des puissances distribuant les parapluies. Que les congolais se rendent sur la tombe de LUMUMBA et lui déversent un flots de méchanceté pour avoir tenté de déplacer les bornes. Que tous les partisans de SANKARA courent secouer les restes de ce monsieur en chantant en choeur qu’il a mal fait d’avoir été iconoclaste. Que les militants de l’UPC au Cameroun s’attaquent à la mémoire de U’m NYOBE en lui déversant des insanités du genre”pauvre nègre ne savais tu pas que les français sont les plus forts? Vraiment tu as manqué d’humilité.” Bref. Quelle tâche lâche!
    Merci.
    PS: Selon la structuration de la contribution, il n’ y a qu’un seul acte.

    • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

      Wow, vous en avez gros sur le cœur ! Relaxez, ce n’est qu’un édito, pas la prochaine guerre mondiale. Alors, je n’ai pas la force de démanteler chaque syllabe de votre long blah blah mais je dirai simplement ce qui suit :
      1) Vous avez définitivement besoin de deux douches froides et de deux tasses de thé, et urgemment.
      2) Comme je le pense depuis toujours, le véritable problème de Laurent Gbagbo, ce sont ses partisans, les personnes comme vous qui ne savent pas faire la différence entre un combat et un individu. Ces personnes sont facilement détectables à la manière dont elles présentent leurs contre-analyses, à savoir, avec beaucoup de contre mais sans aucune analyse du tout. Vous faites une confusion malsaine entre les termes “humilité” et “humiliation”. L’humilité est une force. L’humiliation une affliction. Ce que ce texte vous suggère (à vous et au FPI), c’est de vous renforcer par la voie de l’humilité réflective et proactive, pas par celle de l’humiliation qui “aboie comme un chiot” pour reprendre vos propos. Seulement, l’idée même d’humilité vous est allergique. Et donc, à l’entendre, vous tremblotez de colère par rapport au grand mal que vous pensez que l’on vous souhaite, ici. Si on vous souhaitait quoi que ce soit de négatif, on ne prendrait même pas le temps de l’écrire. Si vous connaissez la maison, vous savez qu’ici, ce n’est pas la presse bleue ivoirienne : c’est le Correctement Politique, l’espace où on dit ce qui fâche peut-être, ce qui vexe peut-être, ce qui est peut-être déglingué mais qui ne demeure pas moins fondé. Aussi, on n’a pas le temps de faire dans le burlesque et de cirer les pompes du FPI. C’est sur cette base que l’on appelle les militants de ce parti à faire ce que Gbagbo lui-même fait : admettre qu’il n’est plus président de la république (ce que, contrairement à vos fabulations, la grande majorité des militants FPI se refuse d’admettre, qu’ils soient sur Facebook ou non) et se battre pour que justice soit faite à son égard. C’est cela que Gbagbo fait à la CPI. Vous pourriez l’aider en quoi faisant ? En repensant votre ligne politique et son fonctionnement, car vous ne pouvez, en rien, influencer le travail de ses avocats. Lisez ce que Me Altit vous demande : de l’argent. Votre frontisme, en tant que parti, ne lui sert aucunement. Alors, est-ce que cela signifie qu’il faille approuver l’approche ouattariste ? Si telle était ma suggestion pourquoi aurais-je écrit “L’amour version Ouattara” ici (http://bit.ly/qOsg3V) ? Au moins, prenez le temps de la lecture et de la compréhension. Ce que nous disons, c’est que le FPI devrait s’atteler à opposer une action politique proactive au camp Ouattara. Or ce n’est pas le cas. Le FPI fonctionne dans le réactif depuis le 11 avril. Il réagit à ce qu’Ouattara décide et il ne fait que subir. Il n’a absolument aucun plan d’action pour lui-même, sinon où donc est ce plan ? Pourtant, il prétend parler d’avenir politique. Ce ne sont que des mots. Mais les personnes comme vous aimez patauger dans l’océan populiste qui vous permet de nager sans avancer, mais de nager tout de même. Eh bien, à ce rythme, vous coulerez tout bonnement. Point n’est mon vœux et d’ailleurs, je ne sais pas trop ce que LIDER, qui n’est même pas mentionné dans cet article, vient faire ici. D’ici que vous affirmerez bientôt avoir vu D’Almeida faire campagne avec Koulibaly. Vous autres fanatiques-militants du FPI êtes de grands comiques. Rions donc. Mais pour votre gouverne, j’ai publié, cette année, une bonne quinzaine d’éditos dans l’un de vos quotidiens favoris. A sa demande. Or Koulibaly n’en a aucun. Que dites-vous donc ? Peu importe. Comme tout le monde le sait depuis Sénèque, il n’y a de vent favorable que pour celui qui sait où il va. Voilà ce que nous disons ici.

      • GBAGBO KAFISSA

        Ohhh cher Fabien pourquoi voir dans ma réponse une colère pouvant entraîner selon vous “la prochaine guerre mondiale”? Non pas jusqu’à ce point!
        Je voudrais préciser que le sens que vous donnez au mot humilité, au regard du développement qui gravite autour, ressemble plus à une abdication qu’à un véritable mea-mea-culpa. Cela est d’autant vrai que pour vous le monde est fait d’injustices, les plus forts écrasent les plus petits qui ne doivent pas avoir la  prétention de les affronter. C’est de cela qu’il s’agit dans votre brillante contribution.
        Je constate par ailleurs que vous êtes ulcéré par le fait que le FPI et autres pro GBAGBO ne répondent pas favorablement à votre proposition. Le ton de vos réactions le montre clairement. Il y a problème fabien! Vous pensez tellement avoir raison que ceux qui ne vous écoutent pas méritent votre saint courroux.
        Et puis qui vous dit que vos propositions sont celles qui feront des pro GBAGBO les maîtres du jeu politique ivoirien? N’oubliez pas que vous êtes un fataliste à la David GAKUNZI.
         De plus, votre proposition invitant les militants à se rentre compte que GBAGBO n’est plus président n’a pas sa place. Vous enfoncez une porte déjà ouverte monsieur. Maintenant si vous voulez faire un réarmement moral, je dirai que vous n’avez peut être pas tord. Mais l’ensemble des pro GBAGBO demandent que vous acceptiez qu’ils fassent de GBAGBO leur icône et c’est simple à comprendre. Vous n’y pouvez rien. Même si, par une opération du saint esprit, vous parvenez à remplacer les photos de ces messieurs sur facebook, cela ne changera rien.
        Je constate également que mon “long blah blah blah” vous a poussé à être plus précis qu’évasif cherchant des fioritures pour sans doute faire impression. La précision est que vous demandez au FPI de repenser sa ligne politique et son fonctionnement. Belle proposition et je crois que c’est l’acte 2 qui a manqué à la contribution. Je dis oui à cette proposition parce qu’il faut s’adapter aux réalités du moment. Mais que contient le terme “repenser sa ligne politique et son fonctionnement”? Là est l’essentiel du débat. Ce n’est quand même pas un mot vague vous gagnerez à lui donner un contenu plus précis qui pourrait certainement aider ce parti dans ses prises de décisions. Au lieu de cela, vous tombez dans des propos inutiles dont le seul intérêt est de rendre long votre contribution .C’est ce qui vous conduit à prendre des raccourcis sans vous en rendre compte.
         Parlant de LIDER je me demande bien si vous avez pris un”bol de thé chaud” ou “trois douches froides” avant de répondre. Naturellement non! Je vous invite donc à reprendre la tasse de thé que vous me destinez.Pensez vous que j’ai un brin de temps à chercher si vous êtes un pathétique militant de LIDER. Quelles dividendes cela pourrait me donner monsieur? Soyons sérieux. Si vos fantasmes vous jettent sur le chemin de LIDER et que vous rêvez à faire campagne pour ce parti, monsieur, dans moins de 24 h la campagne prendra fin, hâtez vous donc. Si vous lisez bien vous verrez que j’ai juste indiqué que votre proposition me rappelle celle d’un “Lideriste”. C’est juste une convergence de vue entre ce militant et vous mais cela ne fait pas de vous un membre de “Lider Price”. Prière donc garder la tête froide. 
        Heureusement que Sénèque a donné cette citation. Entre un Moïse des NTIC et des personnes qui sont sur le terrain qui apprécient, jaugent les réalités présentes et décident en toute responsabilité, les chances d’arriver sont moins certaines pour celui qui nage dans le virtuel. C’est ce que nous ne cessons de dire.
         Merci et bonne journée. J’adore vous lire.

        • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

          Vous me perdez beaucoup de temps mais je vais apporter quelques réponses, afin d’éclairer surtout les autres lecteurs, car pour vous, c’est quasiment peine perdue…
          1) “Moise des Ntic” ? Je prends ! C’était un prophète, donc bon pour moi !
          2) “Un fataliste comme David Gakunzi” ? Je prends ! Quel honneur d’être comparé à un tel écrivain. Merci !
          3) Alors, vous me dites que je propose une abdication. Je vous réponds que non et je vous prouve, via d’autres papiers, que non. Mais vous insistez et attestez que D’Almeida vous propre une abdication car, apparemment, vous comprenez mieux mon propre texte que moi-même. Avez-vous idée de votre prétention ?
          4) Il m’importe peu que qui que ce soit adhère en tant que tel à ce que je suggère. Ce n’est pas une proposition de loi, ce sont des suggestions, tout simplement. Je ne suis pas un décideur pour le FPI mais un critique littéraire : je fais des propositions. Cela dit, avez-vous lu les AUTRES réponses d’AUTRES lecteurs de ce texte ? Certains “pro-Gbagbo” adhèrent à ces idées. Vous saurez qu’ils sont pro-Gbagbo en lisant leurs autres commentaires sur ce blog, ou mieux, vous pouvez leur poser la question. SVP, faites-le…
          5) La suggestion au FPI de “repenser sa ligne politique” figurait déjà dans le texte publié avant votre réaction (cf. la première phrase du dernier paragraphe). Votre “long blah blah” ne m’a pas fait préciser quoique ce soit, bien que cela aurait aidé. Je repose donc la question : avez-vous LU le texte, ou vous êtes-vous promenez au-dedans, éreinté, sans le sonder froidement ?
          6) Puisque vous n’êtes pas familier de mes papiers mais que vous êtes curieusement en train de les disséquer à tout bout de champ, je vous propose de lire ceux qui suivent plus bas, relatifs au FPI. Vous y trouverez des suggestions plus précises qui pourraient aider. Non, elles n’ont pas été reprises ici justement parce que ce texte-ci est la suite logique des contributions sur la question qui l’ont précédé. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Si vous prenez le film au beau milieu, vous avez peu de chance de comprendre l’histoire. Voici donc mes papiers sur le FPI, disponibles sur Pensées Noires (et republié su le Correctement Politique).
          – FPI : le refus de l’opposition (http://bit.ly/oZTqFI) ; juin 2011
          – FPI : le malaise de l’opposition (http://bit.ly/p5tB4j) ; août 2011
          – FPI : la conscience de l’opposition (http://bit.ly/pj9HyR) ; août 2011
          – Le sens des responsabilités (http://bit.ly/qZwDUS) ; octobre 2011
          – CPI : l’occasion d’humilité (ici)
          Tiens, vous pouvez lire également :
          – Gbagbo : l’hypocrisie qui ne dit mot (http://bit.ly/orYH7g)
          C’est bon ? Sinon, eh bien, désolé… pour vous.

        • http://www.facebook.com/people/Tanya-Link/100000187430278 Tanya Link

          En quoi est ce que c’est du fatalisme, que de prescrire au FPI une bonne dose d’humilite au vu de la situation dans l’etat actuel des choses a savoir que  la position du FPI du 11 avril jusqu’a ce jour n’a aboutit a rien de substantiel par rapport a ses propres revendications (notamment la liberation de Gbagbo), bien au contraire. Ces attitudes populistes et frontistes denuees d’une vision politique ne serait ce qu’a court terme, montrent a quel point vous etes en dephasage avec la realite ou alors que vous ne savez comment l’apprehender (“le refus de l’opposition”). Vous avez pour vous l’emotion, et les reactions emotionnelles parcequ’ effectivemment Gbagbo a ete victime d’un coup d’etat. Mais il faut se reveiller pour entrevoir que ce combat politique sera long et intense, et surtout prendre sur soi de mener ce combat sachant que les manipulations et tentatives de destabilisation ne manqueront pas. Raison pour laquelle il vous faut etre arme d’humilite. La gloire n’est pas le partage des orgueilleux! La demarche de pensees noires et correctement politique, est de faire transiter les citoyens de l’emotion a la raison (qui n’est pas un monopole hellenique). C’est une demarche a feliciter car le contexte politique en CI a ete depuis trop longtemps personnalise, au point ou on a de partis politiques que des fan clubs, et naturellement du fanatisme en lieu et place d’ideologie politique. Il faut pouvoir voir au-dela de la personne de Gbagbo, le combat politique. Bien a vous.

          • http://twitter.com/JeanDavidNda Jean-David K. N’da

            Grand merci à vous Tanya Link qui, sans être de la maison, avez parfaitement compris et résumé ce que nous essayons tant bien que mal de faire sur Pensées Noires et sur le Correctement Politique, à savoir, “faire transiter les citoyens de l’émotion à la raison”. C’est exactement à cette tache que nous nous appliquons et nous sommes heureux de savoir que quelques-uns ont compris la portée de notre action. Fraternellement.

          • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

            Tanya Link : merci et bien à vous… :)

          • Jean-David Nda

            Grand merci à vous Tanya Link qui, sans être de la maison, avez parfaitement compris et résumé ce que nous essayons tant bien que mal de faire sur Pensées Noires et sur le Correctement Politique, à savoir, “faire transiter les citoyens de l’émotion à la raison”. C’est exactement à cette tache que nous nous appliquons et nous sommes heureux de savoir que quelques-uns ont compris la portée de notre action. Fraternellement.

  • JM

    A Fabien d’ALMEIDA,

    J’aurais l’occasion de vous répondre en long et en large. Mais pour l’heure voila pour vous :
     vous appartenez à la classe de personnes qui, séduit eux-même par leur propre talent pour l’écriture et qui ne résiste pas à la tentation d’exposer au public ses talents, mais la limite dans ce fantasme intellectuel c’est que vous manquer d’efficacité, car alors qu’on s’attend à des lutteurs, à des personnes qui s’engagent, les gens de votre profil sont au niveau du beau, de l’esthétique, la manipulation des lettres à des fins plus esthétiques qu’utiles. Ce n’est pas ça l’essentiel car le plus important c’est d’être pertinent prendre position et vous engager clairement dans le combat. Cet équilibrisme  là nous fait passer au ”ni chaud ni froid de toute façon je te vomirai”. Moi je suis pour la défense de l’ordre constitutionnel du 4 Décembre 2011, je pense c’est le cas d’au moins ”46%” des ivoiriens qui luttent avec foi contre les forces rétrogrades d’ici et d’ailleurs, il s’agit pas d’idolâtrie centré sur LG mais d’une action qui s’inscrit dans la lutte pour la Vérité et la Justice, pour la Liberté. Ceux que vous critiquez là ils ont au moins choisis leur camp et vous de quel camp êtes-vous précisez-le et suivant votre choix prescrivez vos conseils, dévoilez-vous et mettez-vous à l’oeuvre pour l’avancement de la cause pour la Vérité, la Justice et Liberté ou pour l’autre cause! Car il n y a pas une voie intermédiaire.

    • http://fabiendalmeida.penseesnoires.info/ Fabien D’Almeida

      Ce papier a justement été inspiré par le type de soi-disant militants que vous êtes. Il n’y a donc rien autre à rajouter ici. Vous ne comprenez strictement rien et rien ne permet de croire que vous comprendrez demain. Mais je croise les doigts pour vous…

  • Ckomki

    Liberté
    Vérité
    Dignité 

    À tous les patriotes ivoiriens

    La lutte doit être résolue et sans concession a dit notre Kanegnon: “on ira jusqu’au bout”. Donc nous devons nous donner les moyens. 
    Par la mobilisation patriotique. 
    Par la sérénité de nos arguments. 
    Par  la retenue dans nos actes. 
    Par la discipline militante. 

    On doit donc éviter les provocations. On doit prévenir les diversions. On doit surtout poser les bonnes questions. Il ne s’agira pas de remuer les archives de notre Mémoire commune pour nous donner bonne contenance. Il s’agira de poser les questions qui éclairent les opacités de ce qui s’est vraiment passé. 

    La Côte d’Ivoire est-elle victime d’un coup d’Etat colonial? A-t-on les arguments irréfutables? La destruction de la Résidence officielle des Chefs d’Etat de la République de Côte d’Ivoire signe-t-elle délibérément cette volonté coloniale? La Côte d’Ivoire est-elle le théâtre d’un crime de génocide perpétré contre les Wê et les Bété? Pourquoi, dans ces conditions intolérables, parle-t-on de réconciliation? Qui veut-on réconcilier?

    Ces questions terrifiantes en suggèrent d’autres tout aussi effroyables. 

    Le Kanegnon ivoirien a-t-il tenté de “voler” la victoire de ses concurrents politiques? A-t-il instrumentalisé et caporalisé les “institutions de l’Etat qui travaillaient encore avec lui”? Pourquoi, dans ces conditions étriquées, ses concurrents politiques ont-ils refusé le recomptage des suffrages et la réévaluation des opérations électorales? Où est le procès verbal officiel de la Cei? 

    A toutes ces questions, la “justice mondiale” de Alain Turlan doit répondre. Elle répondra. Les patriotes ivoiriens et africains aviseront. 

    Le crime contre l’humanité soulève une question décisive. Luis Moreno Ocampo et Alain Turlan enquêtent. Leur méthode sème le doute!!! Ils sympathisent avec l’Etat français et ses Dozo ivoiriens. La Licorne,  la nouvelle Oas et ses supplétifs noirs de Côte d’Ivoire paradent partout. Ils accusent! Ils délivrent des mandats d’amener contre les partisans du Kanegnon ivoirien. Ils privent de hauts dirigeants ivoiriens de leurs droits fondamentaux. Leurs biens sont confisqués. Luis Moreno et Alain Turlan rencontrent discrètement, à Paris, le boucher de Duekoue, d’Anokoua Koute, d’Adebem et d’Okrouyo, etc…

    Quelle est donc cette juridiction mondiale qui honore les criminels invétérés? Quelle est donc cette chambre d’accusation qui délibère à charge et uniquement à charge contre le Kanegnon ivoirien? 

    La vérité doit  être dite. Pour cela  Luis Moreno Ocampo doit lever le “Secret Défense” qui sévit en France. Alain Turlan doit s’en tenir à la lettre de la loi. 

    La Côte d’Ivoire sera débarrassée de ses amis historiques. Les Hongrois de 1956 nous ont légué en héritage commun de l’humanité ce droit imprescriptible à la Dignité nationale.

    Le jour se lève toujours
    Lette naa Lette

  • Ckomki

    Silence – Tout est gâté!

    Je ne vous connais pas. Je me permets de vous écrire directement. Vous pouvez jeter, à la poubelle, mon propos. Vous pouvez aussi me demander fermement de plus amples explications. Je vous exposerais dans le détail pourquoi j’écris ce que j’écris. Ce sera déjà une victoire pour nous deux. Nous aurons établi une passerelle de dialogue. C’est mon souhait. C’est ce que je vous propose. Peut-être maladroitement.

    Je veux parler de la Côte d’Ivoire. Je veux parler des Ivoiriens. Des vrais !!! Des faux !!! Ce sont des mots qui ont empoisonné le monde entier. Je les reprends pour les restituer. Pour les expliciter. Si vous me le demandez.

    Je veux dire que la situation en Côte d’Ivoire s’est considérablement simplifiée. Il n’y a plus de vrais Ivoiriens. Il n’y a plus de faux Ivoiriens. Il y a deux communautés. Comme à l’époque de l’apartheid en Azanie. La nation des populations africaines de Côte d’Ivoire. Ces populations essentiellement noires sont expropriées, exclues de leurs terroirs. Elles sont réduites à l’errance chez elles. En face les maîtres, les dieux ! La communauté des Corsaires au service d’Etats voyous. Leur mission éradiquer les autochtones qui refusent d’être des sous-hommes, des serfs.

    Leurs prétentions de domination portent désormais un nom victime et a un visage victime: le Président Laurent Gbagbo. Notre Kanégnon a été capturé comme une bête sauvage le 11 avril 2011. Il était avec toute sa famille biologique dans la Résidence des Chefs d’Etat de Côte d’Ivoire. Il est, depuis la nuit du 29 au 30 novembre 2011, banni de son pays. Contre la lettre de nos lois. Contre l’esprit de notre Dignité nationale. Contre la vérité démocratique. D’aucuns parlent de déportation. Ils ont raison!!! On doit pouvoir saisir l’esprit immuable des mots. Leur contexte historique. Leur sagesse surtout!!! Ce qui importe c’est leur réalité. Oui, c’est le mot même, leur réalité intangible. Et cette réalité a une particularité. Elle nous nie toute conscience. Elle nie à notre nation toute histoire. Nous n’avons pas de culture. Aucune civilisation attestable !!!

    Voilà notre délit collectif. Voilà la source du crime à lèse-Sarkozy ! Tel est l’outrage à Hussein Obama et David Cameron ! Tel est le pédantisme délictuel de Gbagbo selon Vilepin ! Notre Kanégnon doit donc payer de sa personne. Il nous dit qu’il ne lâchera rien. Nous aussi.

    Les Ivoiriens noirs de Côte d’Ivoire sont des bêtes de corvée. Et cela me fait penser à certains écrits de notre abondante littérature. Je pense surtout à une grande dame noire de France. Elle a dit à sa fille qui l’interrogeait sur la curiosité de certains mots que les mots de Plotin a Buffon nous avaient assigné à la place de “bien-meuble”. Toujours la même veulerie. Toujours les mêmes idioties philologiques. Toujours la même nausée. L’homme noir n’est pas mûr pour ceci ou cela. Et tutti ! Et quanti. Et cetera !

    Le Kanégnon ivoirien a décidé de mettre fin à ces théories grotesques, fondamentalement racistes. Son écriteau radical. Notre Dignité nationale n’est pas, n’est plus négociable. Et il a réconcilié le verbe et le vécu des populations ivoiriennes. Il a mis tous les Noirs d’Afrique de l’Ouest d’accord. La Côte d’Ivoire est un pays ouvert à tous les fils et filles d’Afrique. Conséquence immédiate. Suppression de la carte de séjour en Côte d’Ivoire. Proposition d’un fonds de garantie du développement de l’Afrique noire alimenté par une taxe à prélever sur les ressources majeures du continent noir : Pétrole et Cacao. Il a osé dire et esquisser un début de mise en pratique de ce que tout le monde susurre depuis plus de cinquante ans. L’indépendance économique et l’Unité de notre nation.

    Où est donc la xénophobie ? Où est donc la ségrégation ? Où est donc le fascisme ? Il a mis fin aux frustrations factices. Par le Traité de paix entre son pays et le Burkina Faso. Ça fonctionne. Il a permis qu’un Ivoirien naturalisé fasse acte de candidature à l’élection présidentielle de son pays d’adoption. Il a donc définitivement brisé l’effroyable théorie identitaire que l’Ivoirité avait installée dans l’imaginaire collectif. L’élection présidentielle de novembre 2010 lui a donné raison. Il est arrivé en tête au premier tour. Il est arrivé en tête dans quatorze régions sur dix-neuf avec une différence de sept points. Ses concurrents ont fait plus de 120% dans les cinq autres régions. La technologie électorale y a dégommé le vieux parti de Félix Houphouet-Boigny et du Palefero Gon Coulibaly!!!!!

    Enfin!!! Il ne nous reste que l’action directe comme on disait naguère en France métropolitaine. Nous sommes en situation de légitime défense. Il nous faut frapper clairement et sèchement. Sans nous poser de questions morales et éthiques nouvelles. Il nous faut “capturer” les cibles à fortes émotions mondiales et les briser. Sans chercher à  en tirer quelque gloriole que ce soit. Frapper, casser, briser les maîtres autoproclamés du monde. A toutes nos soeurs domestiques ou nounours, vous avez aujourd’hui le devoir d’éradiquer cette sale race maçonnique. Partout ! Partout ! Jusque dans leurs chiottes comme disait Glucksmann de Poutine !!!!! Partout où chacun peut ! L’agent de nettoyage sait ce qu’il doit faire. La nounours sait ce qu’elle doit faire ! Le vigile africain sait ce qu’il doit faire. Les femmes de ménage dans les hôtels savent ce qu’elles doivent faire. La franc-maçonnerie nous a déclaré la guerre. Nous devons la faire. Nous la ferons.

    Et pour ça, on n’a pas besoin de mots d’ordre particuliers. La violence extrême de l’Ivoirien lambda, de l’Africain anonyme contre les soudards de la franc-maçonnerie en Côte d’Ivoire est dorénavant un impératif catégorique.

    Prenons individuellement et ou collectivement nos responsabilités. Frappons ! Il n’y a plus place à la philosophie de Pascal. Les chérubins étaient dans le ciel ivoirien lorsque la franc-maçonnerie a déversé pendant onze nuits et onze longues journées les bombes à l’uranium appauvri sur les Ivoiriens. Ils nous ont dit qu’ils avaient « pris des risques en Côte d’Ivoire » en tuant massivement nos parents. A deux reprises !!! Ils ont donc planifié, le 19 septembre 2002, Petit Duekoué, Guitrozon, l’Hôtel Ivoire, Duekoué, Adebem, Anokoua Kouté ! Nous avons donc un droit irréductible  à la riposte. Frappons !!! Frappons !!! Frappons !!! Personne d’autre ne peut nous pousser à poser certains actes. Nous sommes individuellement comptables de nos vies et de nos actes Aucun acte vandale, de sabotage ou de sang versé ne peut plus nous être opposé!!! Seule notre conscience nous est juge! C’est notre droit!!!!!

    On naît une seule fois! Et c’est parce que c’est ainsi qu’aucun être humain ne peut nous priver de toutes les commodités de notre naissance. La Franc-maçonnerie dit avoir ce droit et ce pouvoir de nous contraindre à la reptation et à l’esclavage. Je le dis tout net ici. Nous le lui contesterons dorénavant. C’est non, la franc-maçonnerie est une secte criminelle! Elle doit disparaître. Elle disparaitra de Côte d’Ivoire. 

    Samuel Doe nous l’avait dit et on lui avait reproché l’irrationalité de la violence. Maintenant, nous savons tous. Pour placer le Franc-maçon Ahmadou Ahidjo le Haoussa au pouvoir, on liquidera tous les leaders Bassa et Baméléké au Cameroun. Pour placer le franc-maçon David Dacko au pouvoir on humiliera Bokassa, certes fantasque mais il avait au moins osé chercher ailleurs les moyens pour soigner ses concitoyens. Pour contrôler le Nigeria, on créera de façon factice une guerre civile. Le génocide Ibo signe l’époque. On n’arrive toujours pas à sortir, dans les terroirs des Ibo, de cette page.

    Nous frapperons donc l’immonde franc-maçonnerie. Elle a exterminé les Aborigènes, les Amérindiens. Elle a vidé nos terroirs. Elle bannit et déporte nos élites. Elle a déporté massivement nos ascendants aux quatre coins de la terre. 

    Les Antilles nous interrogent chaque jour ! Et les larmes sont fleuves de sang comme le retour au pays natal. A Basse Pointe noire!!!! Pourquoi nous avez-vous fait ça ? Telle est la terreur mémorielle!!! Parce que l’on a savamment expliqué que, s’il y a eu des Noirs pour remplacer les Amérindiens fossilisés aux travaux forcés et à la fièvre jaune, c’est parce que il y avait des Africains collabos. Donc le bannissement et la déportation des Noirs sont de la responsabilité exclusive des Noirs. C’est ce que Sarkozy a dit littéralement à Dakar au franc-maçon musulman de Abdoulaye Wade. Le Code noir a été l’ancêtre du Pacte colonial. C’est comme ça les Noirs africains. Sauvages et barbares. On a un peu braillé ici et là. Maître Mignard a dit à Makhili de la fermer. Et notre fier Gassama a fermé le caquet pour pointer à la Fraternité de Ségolène.

    Bon, ça c’est de l’histoire. Mais comment puis-je comprendre l’extrême violence en cours ? Comment puis-je décrypter ce qui se joue aujourd’hui en Côte d’Ivoire si je n’ai pas toutes les cartes en mains ? Ce sont ces cartes-là qui ont fait notre Kanégnon. Il l’a écrit en 1983 dans « Côte d’Ivoire Pour une alternative démocratique ». Ama Mazama a fait une synthèse dans « L’impératif afrocentrique ». Attali nous l’a explicité. Caucasiens et Conversos, voilà les racines anthropologiques de ces voyous d’Etat, de ces fascistes qu’on dit néo-libéraux. Tous les chercheurs le martèlent.

    Et jusqu’a maintenant nous avons théorisé le silence. Nous avons beaucoup refoulé. C’est désormais complet, c’est plein. On dit, il faut tolérer. C’est non ! On dit, il faut pardonner! Ça aussi, c’est fini! Nous ne tolérerons plus. Nous ne pardonnerons plus. Nous devons frapper, frapper, frapper!!!! Entendez-vous????? Frapper! Encore frapper!!! Toujours frapper à partir de maintenant! Dent pour dent! Oeil pour oeil ! C’est ça la vraie religion de nos ascendants que nous avons oubliée!!!! Et que Hussein Obama et Sarkozy nous rappellent.

    Nous avons désormais une bonne raison de mettre les pendules à la même heure: le respect inconditionnel de nos droits et notre dignité nationale.

    Le jour se lève toujours
    Lettê naa Lettê